Mike Synyard et Specialized

 

Specialized alimenta la Mike Synyard et Specialized dans Les hommes header_logo

révolution du

tout terrain avec des pièces

détachées

« En regardant en arrière aujourd’hui, les choses sont allées doucement, mais ça m’a paru très rapide » dit Mike Sinyard, le fondateur et président de Specialized, à propos des premières années de sa « petite entreprise » .

Bien avant que des gens consacrent des sites internet à leurs collections de tatouages en chaîne de vélo (en plus c’est vrai : blackbirds.org), être autant obsédé par le vélo au point de vendre votre seul objet de valeur (un combi VV dans le cas de Mike) et se servir de l’argent récolté pour se payer un trip en vélo sur un autre continent était un truc de bargeot. C’est toujours incroyable, mais en 1973 lorsque Mike a empaqueté son Bob Jackson bleu et blanc de cyclo-tourisme et a décollé pour L’Europe, c’était complètement fou.

Après avoir pédalé à travers la Grande-Bretagne, Amsterdam, (hum,hum…) et Barcelone, Mike se retrouva sur les plaines de la vallée du Po dans le nord de l’Italie. Se laissant porter, n’ayant aucune idée de se qu’il était en train de faire, mais avec la certitude que quelque chose de formidable pouvait arriver à n’importe quel instant. C’est alors qu’il fit la rencontre d’une jeune femme dans une auberge de jeunesse de Milan, il se trouve que la demoiselle connaissait le parrain de l’univers du cyclisme italien, Signore Cino Cinelli, fondateur d’une marque de cadres et d’accessoire à son nom que Mike appréciait et convoitait particulièrement.Cinelli+1 dans Les hommes

Moins d’un mois plus tard, Mike était de retour à San José, seul avec une cargaison de pièces Cinelli. Il avait dépensé jusqu’à son dernier centime pour se payer un stock de guidons, potences et cadres Cinelli. Desormais sans voiture, ni l’existence d’ebay, pour écouler sa marchandise Millanaise, il se mit en route pour la tourné des revendeurs de vélo de la baie de San Francisco. Le tout à vélo bien sûr, tractant une remorque pleine à ras bord de composants qu’il vendait aux boutiques sur la route.

En 1976, Specialized était devenu l’importateur de pièces qui cartonne. Son stock était le lieu de prédilections des fat Tire Riders qui pouvaient y trouver les composants tant recherchés qui leur permettaient de faire leur spad, surtout des pièces européennes tels des dérailleurs Huret, les freins Mafac et les tubes Colombus. Avec une clientèle faite principalement des constructeurs de cadre de la côte ouest, Mike se retrouvait au coeur de l’émergence d’une révolution industrielle naissante dans le cyclisme. Des concepteurs de cadres artisanaux comme Joe Breezer, Albert Eisentrault et Tom Ritchey (qui travaillait pour Spécialized comme perceur de moyeux de tandem), comptait parmi les clients réguliers. A la vue de leurs commandes particulières de vieux matos comme des manivelles TA et les cantilevers, Mike commençait a se poser des questions et se demander ce qu’ils manigançaient. Ce qu’ils manigançaient, il était simplement en train de réinventer le vélo, et Mike se retrouvait fatalement impliqué dans le jeu.

 

Extrait de « Stumpjumper 25 years of mountain biking »SJ_Book

 


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