Ned Overend

 

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Edmund « Ned » Overend fait partie de l’histoire du VTT depuis picture-1-197x300 dans Historiqueses débuts. A 58 ans, cet ambassadeur de la marque Specialized roule encore tous les jours et connaît le petit monde du VTT comme sa poche. Il nous a confié son opinion, ses idées et sa logique sur le VTT d’aujourd’hui. Rencontre avec un grand monsieur.

Texte et photos : Christophe Vérité , Magazine VÉLO TOUT TERRAIN n°176,  rubrique « RÉTRO - Retrouvez les VTT et les personnes qui ont créé l’histoire du vélo d’aujourd’hui ».

 

Vélo Tout Terrain : Ned, vous étiez à la commémoration des 25 ans des championnats du monde de VTT à Villars de Lans, c’est important pour vous ? Ned Overend : Je pense que c’est vraiment une bonne idée, non seulement pour le VTT, mais aussi pour le sport dans son ensemble. Reconnaître les premiers pilotes du VTT, c’est important, tout comme l’histoire lest aussi dans tous les sports. Les gens qui roulent aujourd’hui, que ce soit en Europe ou dans le monde, ne réalisent pas combien le sport est âgé et combien il a évolué, aussi bien dans le matériel que dans la pratique. C’est pourquoi l’idée d’exposer des vieux modèles de VTT en marge de l’événement est également important.

VTT : Pensez-vous que cela intéresse les gens de savoir d’où vient le VTT et qui en était à l’initiative ?

N.O. : Oui, cela permet de mieux comprendre le sport, mais aussi d’apprécier les dernières technologies mises en place dans le VTT. Sur le circuit de Villard de Lans qui reprenait le tracé de 1987, j’ai fait les dix premiers kilomètres sur un ancien vélo et j’ai ensuite changé pour mon Specialized Epie Carbon 29er. Inutile de dire que la différence était gigantesque. Jacques (Devi, ndt) a roulé tout le long sur son 26 pouces semi-rigide et il a dû faire preuve de beaucoup de dextérité pour venir à bout du parcours. Moi, j’allais plus vite et avec un meilleur contrôle en plus ! J’ai pu réellement apprécier mon 29″ car j’avais l’expérience du 26 de 1987. Les gens ont tendance à oublier sur quoi ils roulaient avant pour mieux apprécier ce qu’ils ont maintenant.

VTT : Quel est votre regard justement sur les évolutions du VTT ? N.O. : Les différentes évolutions ont amené du bon dans le VTT. Ne serait-ce que par les différentes disciplines qui sont arrivées. Cela dit, cela peut être déroutant pour le client avec toutes les offres proposées. En ce qui me concerne, le 29 est l’idéal pour le XC alors que des pilotes comme Julien Absalon font des merveilles sur un 26 pouces. Chacun sa préférence en fait. Il me semble parfois que la technologie va plus vite que les pilotes et leurs aptitudes à les utiliser !2321011f-200x300

VTT : Pensez-vous que les top pilotes pourraient être aussi performants avec des vélos moins évolués ? N.O. : Difficile à dire. Le problème, c’est que les top pilotes veulent toujours le dernier cri pour en tirer le plus d’avantages possibles. Par exemple, Jaroslav Kulhavy lors des mondiaux de Champéry l’an dernier a vraiment tiré avantage de rouler en 29 pouces au regard du circuit. Il passait bien et pouvait se concentrer sur autre chose que le terrain. D’un autre côté, Julien Absalon serait excellent sur n’importe quel VTT et probablement plus rapide sur un 29er. Je pense sincèrement que c’est le meilleur pilote de VTT que l’on n’ait jamais vu. Ses résultats parlent pour lui. Tout dépend de celui qui roule en fait. Le matériel ne fait pas tout, loin de là.

VTT : Vous voyez-vous comme une légende vivante du VTT ? N.O. : (rires) Ce n’est pas désagréable de le penser ! Quand je rencontre les gens et que je vois le respect qu’ils ont pour moi, forcément, cela me touche. Je roule depuis si longtemps et j’ai tant donné au VTT que c’est une sorte de reconnaissance qui fait plaisir.

VTT : Quel serait votre mot de la fin pour ceux qui roulent ou commencent à rouler en VTT ? N.O. : Je dirais qu’il faut vraiment s’engager à fond, un peu comme on entre en religion. Le vivre à fond et tout donner pour qu’il continu à évoluer. Comme l’association IMBA (International Mountain Bike Assodation) aux USA, il faut savoir donner de son temps pour que le VTT puisse vivre en bonne cohabitation avec les marcheurs ou les cavaliers par exemple, c’est un vrai problème chez nous car chacun veut chasser l’autre du terrain de jeu. Par ailleurs, un autre point essentiel pour moi, c’est de rouler propre. Prendre des drogues est la plus grosse erreur que quelqu’un puisse faire.

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